Réalisateurs : Philippe Kohly
Producteurs : CAMERA LUCIDA PRODUCTIONS
En poésie et en musiques, la vie trop brève d'un dandy trop talentueux pour se prendre tout à fait au sérieux.
L'écume des jours, la trompette germano-pratine dans la cave du Tabou, "Le déserteur" et "Fais-moi mal", et, peut-être, "J'irai cracher sur vos tombes", polar brulôt commis par un double américain rageur nommé Vernon Sullivan : même si l'on ne sait pas grand-chose de Boris Vian, décédé à 39 ans, le 23 juin 1959, dans un cinéma des Champs-Élysées, on en connaît généralement cela.
De son entrée à l'Afnor, médiocrement diplômé de Centrale (officiellement pour définir les normes des formats de bouteille, en réalité pour écrire des romans), jusqu'aux facéties du Collège de pataphysique inspiré par Jarry, en passant par d'innombrables écrits (romans, nouvelles, pièces de théâtre et poèmes, bientôt édités en deux volumes par La Pléiade), plus de 400 chansons et une merveilleuse collection de disques (Jazz pour tous), le film montre aussi combien ce dandy aux multiples talents eut soif de reconnaissance. Elle ne viendra vraiment qu'après sa mort, quand sa rébellion permanente, libertaire et hédoniste, rencontrera toute une génération, celle des années 60.
vignette ©DR.Fond'action
Photos du programme Boris Vian, la vie jazz