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Cinéma, de notre temps - Eric Rohmer 2/2
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Info programme

- 58 min - 652 Mo - Couleur et Noir et Blanc - Tout public

Territoires disponibles : Europe Francophone

Cinéma, de notre temps - Eric Rohmer 2/2

PREUVES À L'APPUI

Réalisation: André Labarthe
Production : La Sept Arte, AMIP

Ouvrant ses dossiers, dévoilant ses cahiers de notes, projetant sur le mur des essais tournés en super-8, Éric Rohmer, cinéaste secret par excellence, se livre comme jamais il ne l'avati jamais fait auparavant.





Exhumant, tel un archéologue, des matériaux parfois lointains, Eric Rohmer démonte un à un les mécanismes de son oeuvre.

Nous sommes toujours en mai 1993, peu de temps après la sortie de l’Arbre, le Maire et la Médiathèque. Eric Rohmer et Jean Douchet reprennent la conversation là où ils l’ont laissée… “Donc, l’histoire a un sens pour nous, poursuit le cinéaste qui se définit, avec le groupe des Cahiers du cinéma, comme hégélien. Nous pensions que le cinéma s’intégrait dans un certain moment de l’histoire de l’art, et que nous nous intégrions dans un certain moment de l’histoire du cinéma.” Une position on ne peut plus “anti-hasard”. Pourtant, le cinéma est “un art plus aléatoire encore que les autres” et le réalisateur est “obligé de voguer au gré des vents favorables”. Cette puissance du hasard, affirmée par Renoir, est présente chez Rohmer en dépit des apparences.
Dans Pauline à la plage, Amanda Langlet retrouve spontanément l’attitude du personnage à la blouse roumaine peint par Matisse et dont l’affiche est accrochée au-dessus de son lit. Pour une infime partie, le hasard préside aussi au décor dépouillé de la chambre : “Je n’ai pas osé repeindre le radiateur. Alors je me suis dit, tout simplement, mettons une serviette blanche dessus, et pour que cette serviette blanche tienne, on a mis la bouée rouge”, révèle le réalisateur. En règle générale, pourtant, il pense longtemps à l’avance les couleurs de ses films. “La Boulangère de Monceau, c’est jaune, enfin disons que c’est beige. C’est un peu la couleur du pain. La Femme de l’aviateur, c’est vert et jaune. Vert, c’est le vert des Buttes-Chaumont et de la chambre où se déroule l’action. Le jaune, c’est la doublure de l’imperméable d’Anne-Laure Meury, qu’elle porte sous la pluie.” Exhumant, tel un archéologue, des matériaux parfois lointains, Eric Rohmer démonte un à un les mécanismes de son œuvre...

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Photos du programme Cinéma, de notre temps - Eric Rohmer 2/2

Cinéma, de notre temps - Eric Rohmer 2/2
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