Réalisateur : Catalina Vilar
Auteur : Gérard Pont
Producteurs : ARTE FRANCE, MORGANE PRODUCTION
Toto la Momposina promène son teint basané, sa crinière bouclée et son rire franc sur les terres de son enfance. Portrait d'une artiste passionnée par les musiques traditionnelles colombiennes, en combat contre l'uniformisation des cultures.
Formée à l'école des cantadoras, chanteuses de rue et personnages-clés de la société traditionnelle, Toto est portée par le désir de préserver son identité, de résister à l'uniformisation de la culture dans le monde. On la reconnaît d'abord à son rire, qu'elle laisse déferler à la manière d'une rafale de mitraillette. Au son de la gaïta, flûte indienne en bois de cactus ou de bambou, et de la marimbula, ou boîte à rumba, un instrument venu des côtes d'Afrique équatoriale, un large sourire s'épanouit généreusement sur son visage. Son père travaillait dans une fabrique de chaussures et jouait du tambour pour accompagner sa femme qui chantait le soir sous la treille d'un patio ombragé. Pour Toto la Momposina, la danse et la musique s'inscrivent dans la tradition familiale. À San Basilio de Palenque, Toto s'adonne aux danses qui l'ont influencée : cumbias, bullerengues et sextetos imitent les gestes des métiers traditionnels du village, lavandières, pêcheurs ou gardiens de troupeaux. Le voyage se poursuit en pirogue jusqu'à San Jacinto, village où se sont le mieux perpétuées les traditions indiennes, avant de quitter le fleuve, direction Mompos, la ville qui a donné son nom à la célèbre Toto. Entre une interview à la radio et une séance d'aérobic, Toto la Momposina évoque les carmelinas, qui ont donné leur nom à son dernier disque.
Photos du programme World music : Toto la Monposina